top of page

Shooting mode en Islande

  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Quand deux architectures se répondent : celle du paysage et celle du vêtement. 💎


Il y a des vêtements qui se drapent et il y a des vêtements qui se construisent. Celui-ci appartient à la seconde famille. Pas de tissu qui tombe, pas de mousseline qui flotte, des côtes fines et rigides, tissées en éventails, en spirales, en halos qui tiennent leur forme envers et contre tout, comme une charpente posée sur un corps plutôt qu'un vêtement enfilé. On est plus proche du dessin technique et de l'ingénierie textile que de la couture classique. Une matière qui ne cède jamais à la gravité, qui garde sa géométrie quelle que soit la pose librement inspirée du travail spectaculaire de Iris Van Herpen, une styliste que j'adore.


C'est exactement cette tension entre rigueur structurelle et grâce du corps qui m'a donné envie de construire toute une série éditoriale autour de cette pièce, plantée dans un décor où l'architecture est aussi minérale : les montagnes noires d'Islande, sculptées par des millions d'années de vent et de glace, une plage de sable mouillé qui reflète un ciel presque éteint. Deux architectures qui se répondent : celle, ancienne et géologique, du paysage, et celle, nouvelle et précise, du vêtement.


Pour que cette conversation entre les deux tienne, il fallait une lumière très maîtrisée : une palette volontairement sourde, désaturée, presque silencieuse, pour que rien ne vienne distraire du dialogue entre les deux structures. Et pour faire exister le détail, il fallait de la précision plutôt que de la puissance : des pointes de lumière calculées, jamais un projecteur, pour que le produit ressorte sans jamais casser l'atmosphère générale. Le fil blanc de la robe, la pierre d'une paire de boucles d'oreilles Swarovski en climbers qui remontent le long de l'oreille comme une liane de givre sont mis en valeur de manière presque poétique.


C'est cette capacité à faire dialoguer une architecture construite (un vêtement, un bijou) avec une architecture naturelle (un paysage, une lumière) qui est au cœur de ce que je fais. Que ce soit pour de la mode, du produit ou du B2B, je peux construire n'importe quel univers, n'importe quelle lumière, et y faire exister un objet comme s'il avait toujours appartenu à cette histoire.

Si un univers vous inspire, on peut sûrement en construire un ensemble.



Cette série s'inspire librement, et avec beaucoup d'admiration, des créations d'Iris Van Herpen dont le travail me touche particulièrement et nourrit mon univers. Projet personnel, non commandité par Swarovski. Un travail éditorial libre présenté à titre d'exemple.



 
 
bottom of page